Une célèbre marque du secteur alimentaire avait pris, il y a quelques années, comme slogan « Bien Manger, c’est le début du bonheur ». Cette accroche, qui a marqué bon nombre d’esprit, Michael Delafosse semble l’avoir fait sienne. En tout cas, l’alimentation et la nutrition des petits montpelliérains semble être un des axes forts de la campagne municipale qu’il mène depuis quelques semaines.

Ce mardi soir, une cinquantaine de montpelliérains ont assisté à une conférence publique dans les locaux du Gazette Café sur ce thème. Le candidat socialiste était entouré du prolixe professeur, spécialiste de la nutrition, Charles Sultan et de l’épidermologiste héraultaise Tasnime Akbaraly, travaillant depuis de nombreuses années à l’Inserm sur ce sujet de la nutrition.

Dans un long propos liminaire, le spécialiste montpelliérain Charles Sultan est revenu sur l’importance de manger des bons produits et « surtout, des produits frais, issus du travail des agriculteurs locaux et des circuits courts« . Pour illustrer son message, l’éminence scientifique n’a pas hésité à citer ses petits enfants qui ont « eu récemment à manger des pommes venus de loin et qui ont été traités plus de 30 fois avec pleins de pesticides ! »

Dernier à prendre la parole, Michael Delafosse a tenu à insister sur le « remarquable travail » fait en précurseur « il y a plus de 25 ans » par Edouard Chaulet, Maire de Barjac (Gard). Ce dernier avait fait de la bonne alimentation des enfants, un de ses axes de travail majeur dans son village, de façon avant gardiste pour l’époque.

Très vite, le candidat a repris le dessus. Celui-ci a ainsi dégainé, devant un public particulièrement attentif, les 7 axes qui sont les siens « pour permettre à nos enfants de mieux manger dans nos cantines et surtout de bien manger« .

Parmi ceux-ci, Michael Delafosse ne veut surtout plus d’une grande cuisine centrale. L’actuel élu socialiste d’opposition à la ville de Montpellier milite désormais pour « un retour aux petites cantines de proximité« .  Dans le même temps, il souhaite lancer, s’il est élu, « un vaste plan de modernisation des cantines scolaires existantes« , pour que « le temps du repas ne soit pas un temps de course, mais un vrai temps de calme pour l’enfant« , a argumenté le candidat.

Particulièrement en verve, l’élu n’a pas hésité à ironiser sur les « 400 000 euros dépensés récemment et dont les retombées pour nos enfants sont encore à trouver, si elles existent » (pour le Pacte de Milan à Montpellier, ndlr).

En conclusion à son propos, Michael Delafosse a expliqué aux montpelliérains présents, qu’ « en 2019, l’accès à la grande cantine centrale est interdite au public ». S’il venait à être élu, le candidat a promis que lui, Maire, « un grand comité de suivi de la restauration scolaire sera mis en place au plus vite« . Pour quelle raison ? Car, « on doit la transparence aux montpelliérains sur ce sujet-là, encore plus que sur d’autres, car là, c’est de la santé de nos enfants dont on parle », a énergiquement conclu Michael Delafosse, devant un public conquis.