Jeudi 15 octobre, Philippe Saurel, Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Maire de la Ville de Montpellier, et Isabelle Touzard, Vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à l’Agro-écologie et à l’Alimentation, Maire de Murviel-lès-Montpellier, au côté d’une centaine de villes internationales, ont signé à Milan lePacte Urbain sur les politiques alimentaires qui sera remis vendredi 16 octobre àMonsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies. 

Signature du Pacte urbain sur les politiques alimentaires à Milan : Déclaration de Philippe Saurel

À la suite de la Cérémonie de signature du Pacte urbain, s’est tenu le débat des maires signataires afin d’échanger sur « le rôle des villes dans la durabilité du système alimentaire global ». Philippe Saurel a ainsi souligné l’engagement au quotidien de la Métropole de Montpellier dans la mise en place d’un système alimentaire plus durable sur son territoire

Déclaration complète de Philippe Saurel :

« Mesdames et Messieurs les délégués,

Montpellier est une belle ville française, bénéficiant sur la rive nord de la Méditerranée, d’une localisation particulièrement appréciée. Avec 500 000 habitants, Montpellier, dynamique et jeune, attire chaque année plus de 5000 nouveaux montpelliérains que nous nous devons d’accueillir dans de bonnes conditions. Pour autant, si notre espace est essentiellement urbain, les acteurs des filières agricoles et agro-alimentaires ont tout mon soutien, parce qu’il en va de la qualité environnementale et alimentaire de chaque habitant de notre territoire.

Ainsi, nous avons choisi d’engager immédiatement un dialogue avec les territoires voisins au sein de ce que nous avons appelé le « Parlement des Territoires ». C’est à cette échelle de coopération, entre mer, garrigues et montagne que l’on trouve toutes les filières, fruits et légumes bien sûr, céréales, et aussi élevage, poisson, et même des coquillages, que nous pourrons déployer notre système alimentaire durable.

Un constat reste intolérable : alors que la surface cultivable couvre plus de 20% du territoire, ce sont 50 000 personnes rien que dans la ville centre qui vivent dans les quartiers prioritaires et ne se nourrissent pas correctement.

C’est pourquoi, parmi les 7 piliers de développement économique et territorial de Montpellier, nous affirmons l’Agro-écologie et l’alimentation comme un pilier essentiel. L’enjeu majeur est bien de renforcer l’articulation entre « bien manger » et « bien produire ». Pour améliorer l’accès de tous à une alimentation saine, nous travaillons à préserver et développer une agriculture nourricière agro-écologique ET à réorienter les produits locaux vers des circuits de distribution locaux.

Concrètement, la Métropole de Montpellier mobilise dès à présent une partie de son foncier disponible, pour soutenir l’installation de porteurs de projets en agroécologie et bien sûr d’agriculteurs déjà en activité, et de relocaliser ainsi une partie de la production alimentaire.

Montpellier met également en place des menus de saison dans les cantines scolaires et entame une réorientation de l’approvisionnement afin de proposer, progressivement et produit par produit, des aliments locaux et de saison, en commençant par le pain, qui sera bio et local à partir de janvier 2016.

Nous menons également des campagnes contre le gaspillage et pour le tri des déchets. D’autres actions simples et concrètes participent à ce changement comme par exemple  le soutien financier à l’achat par les familles de lombri-composteurs et même de poules !

Montpellier s’engage aussi à soutenir les initiatives agricoles et alimentaires locales en les donnant à voir sur une plateforme citoyenne et en leur attribuant des micro-financements susceptibles de favoriser leur développement et leur mutualisation.

Comme elle est actionnaire majoritaire du marché de gros, la Métropole de Montpellier appuie sa modernisation, dans l’optique de favoriser l’approvisionnement local de la ville et la logistique urbaine multimodale et de limiter ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, à travers le projet Montpellier Capitale Santé, la Métropole de Montpellier encourage les secteurs de la santé et de l’alimentation à entreprendre des actions communes pour appliquer des stratégies intégrées axées sur la population visant à promouvoir des modes de vie sains.

Je pourrais multiplier les exemples, mais retenez ceci : notre politique agroécologique et alimentaire s’inscrit parfaitement dans la logique du Pacte de Milan et la signature de ce document, à vos côtés, me rend particulièrement fier et m’encourage à poursuivre l’action de Montpellier Méditerranée Métropole pour un système alimentaire durable. »