De la place de la Comédie, à la périphérie de la ville, pendant sept jours et sept nuits, une équipe de «Grands Reportages» a suivi le quotidien de plusieurs Montpelliérains. Certains l'embellissent par leur savoir-faire exceptionnel, d'autres la protègent. Le reportage « 7 jours, 7 nuits à Montpellier » sera diffusé ce dimanche 20 septembre à 13h30 sur TF1.

Reportage sur le quotidien de plusieurs Montpelliérains, ce dimanche sur TF1

Frédéric est luthier, il fabrique des violons pour les plus grands musiciens du monde. Avec ses 12 ateliers, Montpellier est un haut lieu de la lutherie française. Cette semaine, Frédéric termine un alto pour un soliste russe. Un travail d'orfèvre, entièrement réalisé à la main. Le virtuose vient l'essayer en fin de semaine. " On est en train de leur fabriquer un ersatz de leur voix, c'est comme une partie d'eux-mêmes, soit la greffe prend, et ils joueront tout le temps, soit elle ne prend pas et ils vont laisser l'instrument. "
 
Cette semaine est cruciale aussi pour Charles, le chef étoilé. Après avoir fait ses armes à Paris et à Courchevel,  cet enfant du pays a racheté il y a 9 ans, le plus vieux restaurant de la ville. "Revenir à Montpellier, c'était une évidence, parce que j'aime cette ville profondément, je suis très attaché à l'arrière-pays, la Camargue, le Pic Saint Loup, la Méditerranée, je trouve ça magnifique ". Il ne lui reste plus que quelques jours pour faire sa nouvelle carte. Tous les matins, il rencontre des producteurs locaux, à la recherche de produits d'exception. " C'est comme ça, en me promenant à droite et à gauche que j'arrive à trouver de nouvelles inspirations. " Des huîtres de Bouzigues, aux homards de Méditerranée, il nous fait découvrir le terroir local.

Fabrice, 42 ans, est adjudant de gendarmerie. Des accidents de la route, aux différends familiaux, il assure la sécurité des habitants  Fabrice est aussi négociateur régional de crise, alors quand un forcené se retranche chez lui et menace son entourage, il est appelé en urgence. " Mon rôle, cela va être de stabiliser la situation et ensuite d'essayer d'obtenir la reddition de l'individu, et puis cesser toute situation dangereuse, c'est ça le but...".

Morad et Nicolas travaillent pour le Samu Social. Morad est infirmier et Nicolas assistant social. À bord de leur camion, ils sillonnent les rues de la ville pour aider les plus démunis. " Je peux vous proposer quelque chose de chaud, un café ou une soupe et comme ça vous allez pouvoir m'expliquer dans quelle situation vous vous trouvez. ". Leur rôle est prépondérant car Montpellier est un point de chute notoire pour de nombreux marginaux venus de la France entière. Chaque jour, ils répondent à une vingtaine de signalements d'urgence.

Cécile, 32 ans, est médecin urgentiste. À l'hôpital ou au Samu, elle travaille le jour et la nuit, pour porter secours aux 260 000 habitants de Montpellier. Parfois elle fait équipe avec Nicolas, infirmier anesthésiste. Un couple d'urgentistes pas comme les autres, ils sont mari et femme. " Là, on s'est vite rendu compte que c'était grave, on communique très peu sur l'intervention car on est très complémentaires, on n'a pas les mêmes compétences, pas les mêmes connaissances, les deux ensemble ça marche plutôt bien, comme dans la vie privée ! "