Léna and the Deep Soul

Cela fait maintenant 15 ans que Léna la chanteuse du groupe Léna and the Deep Soul est tombée sous le charme de la ville de Montpellier. Le groupe, né en 2010 est de retour sur la scène montpelliéraine pour vous faire vivre un live 100 % funk.

Comment vous est-venue l'idée de monter ce groupe ?
Au départ, c’était plus une envie de reprendre des morceaux que j’avais aimés quand j’étais plus jeune. La soul des années 70. Moi, je voulais faire redécouvrir des morceaux beaucoup moins connus mais tout aussi bons.
Après je me suis dit : Avec qui j’aimerais jouer ? Durant ma carrière, j’ai rencontré pleins de musiciens avec lesquels j’ai joués et avec qui je me suis bien éclatés. Et d’autres que j’ai rencontré sur des festivals, avec lesquels cela avait bien accroché. Ces noms-là me sont revenus et je me suis dit pourquoi pas les recontacter. Tous ceux que j’ai appelé on dit oui à ce projet de travaillé  sur les années 70. Il y a eu un véritable engouement et en l’espace d’un hiver, le répertoire était prêt.
Puis on a trouvé quelques dates de concert. On nous a proposé de faire la première partie de Brand New Heavies, (acide jazz) à "Jazz à Sète", cet été. Puis cela s’est très vite enchaîné, Bézier nous a appelé pour faire la première partie de Kid Créole à la Féria de Béziers, et la première partie de Brooklyn Funk Essentiels (funk américain) en mai et ensuite les Internationales de la Guitare.

 
Avez-vous fait des concerts gratuits sur Montpellier ?

Non, à part un. C'est un concert gratuit en soutient aux deux journalistes, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquières, qui été retenus en otages en Afghanistan. Depuis, Ils ont  été libérés heureusement. C’était en décembre de l’année dernière. Il y a des causes auxquelles je suis attachées et quand la Mairie de Montpellier nous a appelé pour nous demander si on voulait participer à  ce gros concert pour les soutenir. J’ai dit oui, bien sûr.

Vous êtes combien dans le groupe?
On est nombreux. On est huit. Il ya 2 cuivres, 1 saxo et 1 trompette, 1 basse, 1 batterie et 2 guitaristes et claviers.

Avez-vous d’autres influences que les années 70 ?

Oui. Justement le dernier album qui sortira a une influence soul au départ, mais avec une influence funk. On est quand même très attiré par le funk, c''est pour cela que des groupes comme Brooklyn, Georges Clinton ou comme Bootsy Collins, que j'ai beaucoup écoutés dans les années 80, 90, nous influencent aussi.


Quel est l'artiste qui vous a vraiment donné envie de faire de la musique ?

Il y en a eu plusieurs. J'hésite entre Marvin Gaye, Stevie Wonder et Curtis Mayfield. Voilà les trois qui ont comptés.

 
Je remarque que vous avez choisi des hommes  et pourquoi pas des femmes ?

C'est vrai. Finalement. Pourtant j'coute aussi beaucoup des artistes et même des divas comme Aretha Franklin mais je sais pas. Peut-être, je crois que c'est parce que j'aime particulièrement la façon de chanter de Curtis Mayfield et Marvin Gaye. J'aime qu'un homme se montre plus fragile. Parce que c'est très rare qu'un chanteur se mette à chanter comme ça comme Marvin Gaye. J'aime les voir chanter à contre-pieds là où on ne les attends pas. Cette façon de chanter très sensuelle, très douce. Moi j'aime beaucoup. Parce qu'en Soul on veut toujours faire des performance vocales. Surcout les femmes qui sont dans la performance. Quelque part c'est vu et revu. Après on n'est même plus étonné et c'est ce qui est dommage.

 
Vous êtes originaires de Montpellier ?

Moi je ne suis pas né à Montpellier. Je suis né à Marseille et j'ai grandi à Lyon, je suis parti à Paris et finalement je suis redescendue à Montpellier. Maintenant cela fait plus de 15 ans que je suis à Montpellier. C'est une ville ou je me sens bien

 
Qu'est-ce qui vous plaît dans la ville de Montpellier ?

C'est une ville où il fait bon vivre. C'est surtout une ville culturelle. Parce que je suis quelqu'un qui aime beaucoup sortir, aller voir des spectacles. J'ai besoin d'une vie culturelle. C'est pour ça que je voulais rester sur Montpellier Il y a beaucoup d'expositions, de théâtre, de la danse. On a une scène française vraiment chouette. Une scène jazz très chouette aussi.Ici à Montpellier on a tout ça.

Il y  a des associations qui sont très dynamiques et qui organisent des choses dans des petits lieux comme au Macadam.  C'est des petites, scènes, c'est intéressant car c'est intimiste. Les artistes et le public se rencontrent vraiment. J'aime cette proximité, je trouve qu'il y a quelque chose qui se crée. qu'on ne trouve pas forcément dans les grandes salles.

Après on va chercher autre chose dans les grandes scènes, dans les festivals, il ya une énergie qui est différente. Quand il y a 10 000 personnes qui crient, cela porte aussi. Mais dans la proximité il peut y avoir des échanges de regards. Moi , il m'arrive parfois quand je joue à l'Antirouille ou au Jam que j'entende ce qui se dit. Il y a des gens dans le public qui interviennent. Il peut se créer un dialogue.


Tu as parlé d'un album en préparation ?
C'est un album produit sur notre label, c'est de l'autoproduction, mais on verra par la suite. Le nom de l'album n'est pas encore choisi. On a deux ou trois noms pour l'instant, mais on n'est pas encore fixé.


Y a-il des concerts de prévu ?
Il y a le 2 février à l'Antirouille avec une première partie Starfish Connexion. Il y a le 28 avril au Jam avec Awa, une jeune artiste qui vient juste de sortir son album, elle aussi. J'aime beaucoup ce qu'elle fait. Son groupe de musiciens sont lyonnais.


Je tiens absolument à faire découvrir d'autres artistes. C'est une politique que j'ai toujours eu de toute façon. J'aime partager des scènes. Moi-même, je joue en première partie d'autres groupes. Mais même au niveau national, c'est important de faire venir des gens d'une autre région.