Publication du Cahier Max Rouquette : la Catalogne au cœur…

 

« La Catalogne est tellement liée à ma vie que les séparer me ferait saigner. »

Max Rouquette


L’association Amistats Max Rouquette publie chaque année une revue de qualité autour d’un dossier pour mieux faire connaître l’écrivain Max Rouquette. Son œuvre prolifique s’est développée sous le signe de la Catalogne, d’abord parce qu’il était un militant pour la renaissance occitane et aussi en raison de son attachement à la culture catalane.


Le choix de la langue d’Oc

Pendant l’enfance, Max Rouquette (1908-2005) apprend à parler l’occitan avec des camarades de classe. Et lorsque son père lui récite des vers de Frédéric Mistral, il est ébloui, il découvre alors la grandeur de cette langue qui a été celle des Troubadours et de la première littérature moderne d’Europe. C’est une révélation, la langue est belle et expressive, il est captivé par ses sonorités.

Attaché aux gens simples auxquels Max Rouquette donne vie dans son chef-d’œuvre en prose, Vert Paradis, c’est aussi par fidélité aux humbles qu’il s’exprime en occitan. Ce choix n’est pas celui d’un monde clos : « La conscience occitane, pour moi, c’est celle d’une voix spécifique, comme celle de chaque peuple, de tous les peuples, et qui n’a de sens ni de raison d’être que dans la mesure où elle ambitionne de s’intégrer dans le chant général, je veux dire le chœur de tous les autres peuples. » 1 S’il est un « peuple » pour lequel Max Rouquette s’est passionné, c’est la Catalogne.


Max Rouquette et la Catalogne

Les Cahiers Max Rouquette traitent chaque année d’une nouvelle thématique centrée sur les œuvres de l’écrivain. La dernière publication a pour thème la Catalogne qui a marqué Max Rouquette dans son écriture et son existence.

Au lycée, il fait une rencontre déterminante ; son professeur d’espagnol est le poète catalan du Roussillon Joseph-Sébastien Pons (1886-1962) qui va l’initier à la poésie.

Pendant la jeunesse de Max Rouquette, au début des années 30, la Catalogne rayonne et parvient à s’affirmer dans ses spécificités culturelles, c’est un modèle à suivre pour les jeunes occitanistes. A ses débuts littéraires, ce sont des subventions catalanes qui lui permettent de publier ses premiers recueils de poèmes, et Secret de l’èrba, la nouvelle en prose qui donna naissance à Vert Paradis. En 1939, avec l’accès au pouvoir de Franco (1939-1975), la Catalogne perd son statut d’autonomie et l’expression catalane est réduite au silence. Max Rouquette montre sa solidarité en dirigeant de 1954 à 1978 la revue occitano-catalane Vida Nova dans laquelle les articles en catalan représentent 90 % du contenu éditorial.


A l’heure où la région s’agrandit et où l’on s’interroge sur son nom, et qu’en Espagne, les Catalans souhaitent une plus large autonomie, voire indépendance ; le Cahier Max Rouquette rappelle les destins liés de la Catalogne et de l’Occitanie dont la langue fut un temps commune. Max Rouquette s’est toujours senti proche de la Catalogne, il l'avait au cœur.

Ce numéro des Cahiers Max Rouquette publie également des poèmes inédits de l’écrivain et rend hommage à des personnalités comme son homonyme Yves Rouquette (1936-2015).

Fatma Alilate

Notes

1.  Max Rouquette ou la tentation théâtrale ; Auteurs en scène, décembre 96, numéro 1


Cahier Max Rouquette n°9 – 2015 : Max Rouquette et la Catalogne

Publication annuelle

Pages : 120

Prix : 20 euros, frais de port compris

Édition bilingue français-occitan

Les cahiers Max Rouquette

Association Amistats Max Rouquette

2 rue de l’Ancien Courrier

34000 Montpellier

asso@max-rouquette.org


www.max-rouquette.org


Article Exposition Max Rouquette, la liberté de l’imaginaire :

http://www.toutmontpellier.fr/max-rouquette-un-humble-parmi-les-grands--125877.html