L'artiste de renom international Li Wei est dans le quartier Mosson toute la semaine.

Montpellier ZAT : un après-midi en images avec l'artiste Li Wei à la Mosson

 Dans le cadre des préparatifs de la ZAT Mosson qui se déroulera les 13 et 14 avril, l'artiste chinois Li Wei passe la semaine dans le quartier. Le photographe réalise des clichés sensationnels où il met en scène les habitants du quartier.

Mardi, ce sont les jeunes de l'Atlas Paillade Montpellier qui se retrouvaient suspendus. Li Wei avait déjà effectué un premier repérage à la Mosson : "Quand je suis venu dans le quartier, j'ai vu que le football y avait une grande place. J'ai voulu montrer comment le football se déroulait mais dans les airs."

Li Wei est passé cet été par Sète où il a réalisé de superbes clichés avec les jouteurs. Mais Pascal Le Brun-Cordier, directeur artistique de la ZAT, avait envie depuis longtemps de le faire venir : "Je l'ai contacté il y a trois ans pour participer à une ZAT. Ses photos sont extraordinaires. Nous sommes fiers et heureux de sa venue". Une venue qui donne un éclat international à la future ZAT. L'un des clichés de Li Wei sera d'ailleurs choisi pour être l'affiche officielle.



Sur l'un des terrains de foot annexe du stade de la Mosson, Li Wei et son équipe préparent l'installation. Une grue soulèvera du sol six jeunes accrochés par des harnais. Des jeunes comme Salah qui ne boude pas son plaisir de participer à cet évènement depuis le début de la matinée : "C'est quelque chose que l'on n'a jamais fait. On travaille avec un grand artiste. En plus, cela valorise le club et participe à la bonne image du quartier". Et l'on a bien senti toute la joie d'être impliqué dans le projet même si pour certains la douleur du harnais est difficilement supportable. "Li Wei n'utilise pas les mêmes harnais que lorsque l'on travaille en hauteur. Ceux-là suspendent par les côtés donc oui c'est douloureux." explique un technicien.



A côté les plus jeunes et les amis des six suspendus s'amusent de la situation. Egalement de la curiosité culturelle de rencontrer et travailler avec des Chinois. On entend des amusants "on ne comprend rien ils parlent en chinois" ou encore "la femme elle est encore plus sévère que lui". Même si la traductrice doit donner de la voix et du geste pour donner les consignes tout se passe dans la bonne humeur, le respect et beaucoup de curiosité. Après chaque cliché, tout le monde se rassemble autour de Li Wei pour regarder sur son écran d'appareil photo le résultat.



En fin de séance, Li Wei, avec un groupe de Sétois avec qui il avait déjà travaillé cet été, réalise une dernière série sur la thématique de la religion où il se met en scène. " Il y a une relation entre les humains et la religion. C'est ce que je veux montrer à travers ces photos. Les hommes ont inventé le foot et la religion, c'est pour ça que je le fais dans cet endroit."




L'artiste nous accordera quelques mots où avec simplicité il explique que suspendre les gens : "Ce n'est pas une idée que j'ai eu, cela s'est imposé à moi. C'est un grand souhait pour moi de m'envoler. C'est le voeux de chaque personne. C'est ce que j'essaye de mettre en place à travers mes photos." Et quand on lui demande s'il est content de cette journée de travail Li Wei répond modestement que "c'est le ressenti des autres participants qui me rend heureux. Si j'ai rendu les gens malheureux je ne vais pas être content de ma journée. Je pense qu'aujourd'hui tout le monde a été très content et très satisfait."


Merci à Casimir Bez pour la traduction.