Dans le cadre des 100 ans du Génocide Arménien, le cinéma Diagonal consacre une soirée à Serge Avédikian avec la projection de « Nous avons bu la même eau » et « Chienne d’histoire », aujourd'hui à 19h50. La séance sera suivie d'un débat avec le réalisateur.

Montpellier : Soirée Serge Avédikian au Diagonal

 L'année 2015 marque le centenaire du génocide des Arméniens. L'année est donc ponctuée d'événements culturels pour commémorer dignement cette tragédie. Le mois d'avril est particulièrement symbolique puisque le jour international du souvenir du génocide des Arméniens est le 24 avril. Lors de cette journée, un rassemblement se tiendra au mémorial sur l'Esplanade à 18h, puis un récital des airs du compositeur Komitas aura lieu à la Maison des Chœurs à 20h.

C'est Serge Avédikian qui ouvrira ce mois si particulier avec la projection de deux de ses films au Diagonal Capitole :

« Chienne d'histoire », Film d’animation-Palme d’or du court métrage, Cannes 2010Constantinople, 1910. Trop de chiens errants dans les rues de la ville. Le gouvernement nouvellement en place, influencé par un modèle de société occidentale, cherche auprès d'experts européens les moyens de s'en débarrasser avant de décider, seul, de déporter trente mille chiens sur une île déserte au large de la ville. À travers le double regard d'une chienne qui vient de mettre bas et du gendarme qui l'encage, on suit l'exil forcé de ces chiens dont la plupart mourront de faim et de soif.

« Nous avons bu la même eau », Film documentaire Invité à un festival de théâtre à Istanbul pendant l'été 1987, Serge Avédikian n'avait pu s'empêcher de traverser la mer de Marmara pour retrouver Soloz, le village de son grand-père arménien, Avédis. De cette journée qui n'a jamais cessé de l'obséder, restent des images à demi-volées et inachevées, donnant à voir les traces furtives d'une communauté chassée en 1922 : une église détruiteet des pierres tombales magnifiques gisant... dispersées, réemployées ou abandonnées. Mais demeurent aussi inachevé le dialogue amorcé avec les habitants. Presque 20 ans plus tard, le réalisateur souhaite Retourner à Soloz, briser le tabou si fortement ancré entre Arméniens et Turcs, et, sans délaisser le passé, Retourner les regards vers l'avenir.