Montpellier fait partie des neuf métropoles ayant obtenu le label French Tech décerné aux écosystèmes de startups «les plus dynamiques et les plus prometteurs » en région, afin de les rendre plus visibles à l'étranger.

Montpellier obtient le label French Tech

Montpellier, Lille, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rennes sont donc les neuf métropoles ayant obtenu le label French Tech grâce à leur écosystème numérique local dynamique. Grâce à ce label, ces villes à l'avenir prometteur se démarque de Paris qui héberge 60% des start-up françaises. En effet, en étendant le label French Tech à toute la France, la secrétaire d'Etat chargée du numérique aspire à faire de ces jeunes entreprises innovantes, de vrais acteurs de l'économie française au même titre que les grandes entreprises.

C'est donc Axelle Lemaire (secrétaire d’Etat chargée du numérique) qui s’est fixé pour objectif de créer un parc de start-up en France, capable de rivaliser avec les grandes places internationales. Pour ce faire, l'Etat a débloqué un fond de 215 M€ dont l'objectif est d'aider les start-ups françaises à se développer en France, mais aussi de pousser les sociétés étrangères à y investir. Ce fond monétaire se divise en deux parties : 200 M€ pour investir en fonds propres dans le développement d'accélérateurs de start-ups", et 15 M€ afin de lancer une campagne promotionnelle à vocation internationale qui soutiendra ces initiatives.

Pour obtenir ce label, les villes candidates devaient répondre à certains critères comme posséder des start-up ayant réalisé des levées de fond importantes et des entrepreneurs capables de porter des projets et d'aider les jeunes entreprises. Elles devaient également disposer d'incubateurs et d'accélérateurs permettant aux PME de se développer. Un lieu de réunion, voire d'incorporation, pour ces jeunes entreprises étaient aussi souhaité.

Ce projet gouvernemental a permis a des villes, comme Montpellier, Nantes ou Bordeaux, peu connues pour leur scène numérique d'émerger.

Et Montpellier est en effet une ville avec une scène numérique importante. IBM est présent dans la ville depuis 1965 et a été suivi par Ubisoft en 1989, Dell en 1993 et Intel en 2011. De nombreuses start-up florissantes y sont nées telles que Awox (spécialiste des objets connectés), Medtech (leader de la robotique chirurgicale) ou encore Feerik (créateur de jeux en ligne). La ville possède également de nombreuses offres de formations dans le domaine du numérique avec des écoles telles que Polytech, ArtFX, Objectifs 3D ou encore l'Université Montpellier II. Il y a actuellement 1500 étudiants dans ce domaine.

Montpellier méritait donc bel et bien cette reconnaissance du label French Tech.