Du 16 au 18 novembre, se tient à Montpellier la Rencontre Internationale des Politiques Alimentaires Urbaines, au sein d’Agropolis. Organisée par la Chaire Unesco alimentations du monde et le Cirad, et co-financée par Montpellier Méditerranée Métropole, cette rencontre rassemble les gouvernements urbains, les chercheurs et acteurs du développement pour partager leurs connaissances et leurs pratiques autour de cette thématique.

Montpellier accueille la Rencontre Internationale des Politiques Alimentaires Urbaines

Dans la lignée du Pacte de Milan regroupant une centaine de villes, signé par Philippe Saurel, Président de Montpellier Méditerranée Métropole et Maire de la Ville de Montpellier, et Isabelle Touzard, Vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée à l’Agro-écologique et à l’Alimentation, le 16 octobre dernier, cet évènement a pour objectif d’enrichir la connaissance et la compréhension des politiques alimentaires urbaines dans le monde, de leur construction, leurs modes d’action et leurs impacts. A l’appui, des exemples concrets d’Afrique subsaharienne, d’Afrique du Nord, du Moyen Orient, d’Asie et d’Amérique Latine, permettent d’illustrer le fait que les villes disposent de leviers d’action pert inents pour contribuer, en complément des actions portées par la société civile, des politiques nationales et des accords internationaux, à la sécurité alimentaire et la durabilité des systèmes alimentaires.


Le Mercadis accueille la délégation internationale

A l’occasion de cette rencontre internationale, le 16 novembre une visite de terrain a été organisée au sein du Marché d’Intérêt National Méditerranée (MIN), le Mercadis. L’occasion pour une délégation de 50 chercheurs, issus d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe, de découvrir cet outil opérationnel au service de la politique agricole et alimentaire de la Métropole.

La délégation internationale a d’abord pu profiter d’une présentation sur l’impact des MIN en France, de leur rôle structurel au niveau régional, et des projets en cours. La journée s’est poursuivie avec une visite du Marché d'Intérêt National de Montpellier, notamment son carreau de producteurs, son secteur grossistes et les ateliers de transformation. Enfin, la visite s’est achevée avec une intervention sur la restauration collective de la ville de Montpellier et les perspectives à l’échelle de la Métropole : politique d’achats, exemples d’actions pour une alimentation plus durable.


L’Agro-écologie et l’Alimentation : un enjeu majeur qui dépasse les frontières la Métropole de Montpellier

Dans le cadre de la construction de sa politique agricole et alimentaire et avec l’ensemble des acteurs territoriaux (institutions publiques, structures d’accompagnement, profession agricole, organismes de recherche et de formation, entreprises de transformation, fournisseurs de services à l’agriculture, distributeurs, commercialisateurs et consommateurs-citoyens…), la collectivité s’engage à mettre en place un système alimentaire plus durable au sein de la Métropole de Montpellier.

Les 5 finalités de la politique agro-écologique et alimentaire métropolitaine :

-  Offrir une alimentation saine et locale au plus grand nombre,
-  Soutenir l’économie et l’emploi agricole et agro-alimentaire,
-  Préserver le patrimoine paysager et les ressources naturelles,
-  Limiter les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au changement climatique,
-  Favoriser la cohésion sociale, en soignant le lien à la nature et les liens entre urbain et rural.

Coopération avec les territoires limitrophes des communes de la Métropole de Montpellier

L’ensemble des acteurs de la filière agricole et agro-alimentaire (producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs) ne sont pas forcément regroupés sur les 31 communes de la Métropole, aussi il est essentiel d’engager un dialogue fructueux avec les territoires voisins (Vigan, Pic-Saint-Loup,…).

Partenariat gagnant-gagnant

Il s'agit en effet d'un secteur à enjeux, tant en matière économique qu'en termes d'aménagements du territoire. Aussi, une des actions importantes que met en place la Métropole de Montpellier est le développement d'une logique de proximité dans les circuits alimentaires en soutenant les échanges entre producteurs et consommateurs à l'échelle du territoire et des communes voisines.

Lancement d’un premier appel à projets

Concrètement, la Métropole mobilise dès à présent une partie de son foncier disponible, afin de soutenir l’installation de porteurs de projets en agroécologie et les agriculteurs en activité, et de relocaliser une partie de la production alimentaire.

La première édition de cet Appel à Projets, lancée début septembre 2015, porte sur deux sites distincts, localisés l’un sur la commune de Montpellier aux portes de Castelnau-Le-Lez, l’autre sur la commune de Jacou, pour une surface totale de 14 hectares de terres agricoles ainsi remobilisées en faveur de l’agroécologie nourricière.

-Circuits courts : la Métropole de Montpellier donne la priorité pour acheter local

La Métropole s’engage à réaliser un diagnostic de l’ensemble des achats réalisés et produits proposés aux citoyens dans la restauration collective des 31 communes de la Métropole de Montpellier afin d’aider les établissements dans leur choix d’acheter du local et de passer par les circuits courts. Favoriser les ventes directes et l’achat via les drives fermiers tout en s’appuyant sur l’expertise des associations locales, tels sont les actions qu’entreprend la collectivité.


Le Pacte urbain sur les politiques alimentaires de Milan :

100 villes s’engagentà travers le monde pour l’alimentation et l’agriculture

Le Pacte urbain sur les politiques alimentaires de Milan est né de la constatation de la nécessité, dans le monde actuel, de la prise en compte du volet alimentaire dans les politiques publiques conduites par les autorités locales. Ensemble, une centaine de villes signataires s’engagent à travailler, en coordination avec les services municipaux, les programmes nationaux et internationaux, et avec tous les acteurs du système alimentaire « au développement des systèmes alimentaires durables, inclusifs, résistants, sûrs et diversifiés, qui fournissent des aliments sains et abordables à tous dans le rappel des droits fondamentaux, réduisent au maximum le gaspillage, préservent la biodiversité et atténuent les effets du changement climatique tout en s’y adaptant.»