Damien Alary, Président de la Région Languedoc-Roussillon, répond aux propos du Maire de Montpellier rapportés dans Midi libre de ce jour, qui déplore ne pas entendre la Région sur le dossier de la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan.

Ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan

« Le Maire de Montpellier fait du bruit, moi j'agis. J’agis en responsabilité avec le Préfet de Région et l'ensemble de nos partenaires pour que la LGV Montpellier-Perpignan avance dans le calendrier prévu. Ce projet stratégique ne doit pas être traité avec inconséquence. Je rappelle -et le maire de Montpellier le sait très bien- que le chantier avance et qu’il est dans les temps. La majorité des grandes collectivités régionales, dont Montpellier, sont rassemblées sous ma présidence et celle du Préfet de Région au sein des comités de pilotage où toutes les informations et décisions sont partagées. Je lui rappelle aussi que :

Le 1er enjeu de la future Région est la desserte des 2 métropoles par la grande vitesse. Ce sera le cas dès 2017 pour Montpellier avec la mise en service du Contournement Nîmes Montpellier, sous l'impulsion de la Région qui apporte 400M€ sur les 2 Mds € que coûte ce projet. Ce sera également le cas pour Toulouse, par la suite, avec comme première étape l'obtention de la déclaration d'utilité publique. Les deux projets ne sont pas concurrents, maisbien complémentaires.

- Le 2e enjeu est la liaison entre les deux Métropoles, Montpellier et Toulouse. Un travail est déjà en cours avec la SNCF et l’État pour que des trains plus rapides et réguliers assurent cette desserte dès 2016.

- Le 3e enjeu est l'accroche de notre grande région aux axes majeurs de transport européen, c'est à dire jusqu’à l'Espagne. J'ai obtenu début 2015 l'accélération des études de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan, ainsi qu’une augmentation des parts de financement européens. Le tracé sera arrêté par l’État en fin d’année. La mise en service doit être programmée pour 2020. Et pas 2030 comme le suggère le Maire !

Je pourrai utilement présenter à nouveau ces éléments lors de l'ouverture du « Sommet des villes pour la Grande Vitesse et l'interconnexion ferroviaire du couloir Méditerranéen » qui se tiendra le 13 octobre prochain à Montpellier, à condition, bien sûr, que le Maire de Montpellier m’y invite...»


Ce « Sommet des villes pour la Grande Vitesse et l'interconnexion ferroviaire du couloir Méditerranéen » rassemblera 12 villes, agglomérations ou métropoles espagnoles et françaises : Barcelone, Béziers, Carcassonne, Figueres, Girona, Lleida, Montpellier, Narbonne, Nîmes, Perpignan, Tarragona et Toulouse.

Le Comité débattra particulièrement sur son soutien en faveur du projet de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP), chaînon manquant du corridor méditerranéen, mais aussi sur la Liaison Toulouse Narbonne (LTN).

Ces deux lignes permettent d'irriguer largement la nouvelle grande Région et de relier Montpellier à Toulouse, ses deux Métropoles, par la grande vitesse, ainsi que la Métropole de la Catalogne, Barcelone. La LNMP s'inscrit dans le prolongement du Contournement ferroviaire Nîmes Montpellier, une ligne à grande vitesse mixte voyageur et fret pour laquelle la Métropole de Montpellier investit 80 millions d'euros.

La Commission Européenne ayant retenu le Corridor Méditerranéen comme une des lignes prioritaires voyageurs et fret du Réseau Transeuropéen de Transport (RTE-T), il est essentiel que les Etats-membres du Comité se mobilisent pour la réalisation des opérations ferroviaires prioritaires et il est important également que la France porte activement ce projet afin qu'il se concrétise en engageant les phases administratives et opérationnelles dès 2016.