Manifestation du Collectif Grand Montpellier, mardi 10 mai, place de la comédie

Mardi 10 avril en début d’après-midi, le Collectif Grand Montpellier « Gaz de schiste : Non merci » organisait une manifestation sur la place de la Comédie pour informer sur les dangers que représentent l’exploitation des gaz de schiste et pour demander le renoncement définitif à l’exploitation de cette ressource en France. Une centaine de personnes se sont ainsi rassemblées au pied de la fontaine des Trois-Grâces pour procéder à une  distribution de tracts et inviter à la signature de pétitions.

Manifestation du Collectif Grand Montpellier, mardi 10 mai, place de la comédieManifestation du Collectif Grand Montpellier, mardi 10 mai, place de la comédieManifestation du Collectif Grand Montpellier, mardi 10 mai, place de la comédie

Cette mobilisation venait faire écho à la manifestation parisienne qui avait lieu au même moment devant le palais Bourbon. En effet, alors que la loi visant à abroger les permis d’explorations concédés aux entreprises pétrolières allait être discutée dans la  nuit du 10 mai  à l’Assemblé Nationale, quelques centaines de personnes, avec Nicolas Hulot, Eva Joly et José Bové en chef de file, s’étaient réunis pour signifier leur méfiance et leur vigilance face à l’action du gouvernement.

Méfiance qui provient en grande partie de la modification, une semaine avant son passage à l’assemblée, de l’article 2 du texte de loi qui transforme l’abrogation pure et simple des permis d’exploration en une interdiction du procédé de fracturation hydraulique. Cette modification, faisant craindre une possibilité de contournement de cette loi par les entreprises détentrices de permis par un simple changement de terminologie, est justifiée par le gouvernement en raison des risques d’insécurité juridique que pouvait occasionner la première mouture du texte.

Une méfiance partagée par les militants montpelliérains, qui redoutent la possibilité d’un cadeau fait par le gouvernement aux entreprises pétrolière. « Je n’ai pas confiance du tout, dès qu’il y a de l’argent en jeu, il faut s’attendre à tout » confie l’un d’entre eux. Il faut dire que la concession de permis d’explorations accordée par le ministère de l’environnement c’était faite dans la plus grande discrétion. Ce n’est qu’avec la mobilisation qui s’en suivit que le gouvernement s’est rallié à la cause de l’interdiction de l’exploitation des gaz de schiste. Dans ces conditions, le Collectif Grand Montpellier entend bien rester mobilisé: « En quelques mois, grâce à la mobilisation, le gouvernement a du faire marche arrière, mais il ne faut pas s’arrêter maintenant. Il  faut continuer à se mobiliser et à informer, c’est notre seule arme. Et si d’une façon ou d’une autre des forages se profilent, nous nous rendrons sur le terrain ».

 

Maxime RICHETON