La plupart des musées du Languedoc-Roussillon restent ouverts au public tout l'été. L'occasion de pousser la porte de ces écrins climatisés. Les musées de la région livrent chaque année une exposition estivale.

Les expositions de l'été à découvrir dans la région

Cette liste passe en revue quelques une de ces expositions :

À Montpellier, au Musée Fabre, jusqu'au 11 octobre :
L'âge d'or de la peinture à Naples, de Ribera à Giordano, s’articule autour de six sections distinctes qui permettent d’appréhender un siècle de création particulièrement dense et foisonnant, de l’héritage caravagesque chez les peintres de Naples jusqu’à l’épanouissement du génie baroque en prenant en compte l’histoire de la ville et la spécificité de sa dévotion populaire. Les oeuvres de Pierre Soulages sont également visibles de manière permanente.

À Perpignan, au centre d'art contemporain à cent mètres du centre du monde, jusqu'au 27 septembre :
L'exposition collective Who's afraid of pictures ? tente de montrer comment les artistes s'approprient les images qui défilent autour de nous par la peinture ou le dessin. Avec les oeuvres de Gilles Balmet, Marcos Carrasquer , Marc Desgrandchamps, Léo Dofner , Erro, Hervé Ic, Oda Jaune, Kosta Kulundzic, Jean-Jacques lebel, David Lefevbre, Frédéric Léglise, Thomas Lévy-Lasne, Simon Pasieka, Stéphane Pencreac'h, NazaNin Pouyandeh, Johann Rivat, Lionel Sabatté , Claire Tabouret, Li Tianbing, Davor Vrankic, Duncan Wylie, Lamia Ziadé.

À Lodève au Musée de Lodève, jusqu'au 1er novembre :
L'exposition Tisser la couleur, Tapisseries de Calder, Delaunay, Miró... résente une sélection de tapisseries des années 1960-1970 provenant des collections du Mobilier national. Réalisées à partir de cartons de Calder, Delaunay, Miró, le Corbusier... elles révèlent dans un format monumental (jusqu’à 5 mètres de long) tout l’univers de ces artistes qui furent au coeur des recherches sur l’abstraction. L’exposition illustre un tournant décisif dans l’histoire des manufactures des Gobelins et de Beauvais.

À Sète au Centre régional d'art contemporain jusqu'au 20 septembre :
Une exposition monographique de l’artiste français abrice Hyber. Jamais montrées ou inédites, un très grand ensemble de peintures propose de mettre en perspective une activité artistique qui se déploie sur trente ans. Les peintures sont reliées dans l'espace par une intervention spécifique. L'occasion pour Fabrice Hyber d’imaginer des dispositifs permettant aux spectateurs d’aborder physiquement, c’est-à-dire corporellement, sa peinture.

À Nîmes, au Carré d'art, jusqu'au 20 septembre :
En une soixantaine d’œuvres de tous types (peinture, photographie, sculpture, dessin, film, assemblage…), l’exposition Formes biographiques interroge le modèle constructif de la biographie, tel qu’il est mis en œuvre dans l’activité artistique, à partir d’éléments (documentaires ou fictifs).

À Céret au Musée d'art moderne de Céret, jusqu'au 15 novembre :
Une expostion de artiste sculpteur catalan Jaume Plensa, intitulée le silence de la pensée, présente un ensemble de réalisations parmi les plus récentes. Deux installations témoignent de l’inspiration poétique et littéraire de Jaume Plensa, bercé depuis son enfance par le goût des livres, le rythme des textes, la magie des mots et fasciné par le mystère des lettres issues d’alphabets du monde entier.

À Collioure, au Musée d'art moderne de Collioure, jusqu'au 20 septembre :
Une exposition de Pierre Buraglio, un artiste très proche du groupe Supports/Surfaces. Son travail ici est pour lui une manière de revisiter et de réinterpréter la densité historique, en matière d’art, de ce petit village qui a accueilli les très grands artistes du début du XXe siècle, particulièrement autour de quatre concepts : « d’après… », « avec… », « autour… » et « selon… », concepts qui tournent autour de la fenêtre.

À Sérignan, au Musée régional d'art contemporain, jusqu'au 30 août :
Plusieurs expositions monographiques. Les oeuvres de Francisco Tropa, regroupées en une vaste installation, prennent la forme d'une expédition archéologique fictive. L'artiste mexicaineMariana Castillo Deball s'empare quant à elle des espaces du musée pour une intervention insitu qui révélant le caractère évolutif de son processus de travail. Dans le Cabinet d’arts graphiques, le suisse Reto Pulfer crée des environnements conçus comme des "chambres" à partir de divers matériaux, notamment du tissu et du papier. Enfin dans le Project Room, Hicham Berrada met en scène les métamorphoses d’une "nature" activée chimiquement, qu’il manipule en direct pour donner forme à de véritables natures mortes.