La CCI de Montpellier et son Président André Deljarry, à l’instar de toutes les CCI de France, dénoncent les mesures du projet de loi de finances rectificative pour 2013 qui privent les entreprises de leur liberté d’affectation de la taxe d’apprentissage.

La CCI de Montpellier dénonce 10 000 apprentis sacrifiés !

Avec cette réforme, ce sont près de 400 millions d’Euros que les entreprises ne pourront plus flécher vers les formations de leurs choix et qui répondent à leurs besoins d’une main d’œuvre qualifiée et immédiatement employable. Le Gouvernement a décidé de verser la plus grande partie de la taxe d’apprentissage, sous la forme d’un impôt acquitté par les entreprises, aux Conseils régionaux.

Avec cette réforme, les CCI qui gèrent une grande partie de ces formations, devront fermer 10% des 5 000 classes que comptent leurs écoles et leurs CFA. Ce sont 10 000 apprentis qui seront sacrifiés au nom d’un dogmatisme qui conteste la pertinence des choix des chefs d’entreprise. Avec cette réforme, le gouvernement renonce aussi à son objectif de porter à 500 000 le nombre d’apprentis en 2017. Il renonce à se donner tous les moyens dans la lutte contre le chômage des jeunes alors que 750 000 emplois demeurent non pourvus.

Les CCI de France en appellent à l’esprit de responsabilité des parlementaires pour infléchir ces mesures et sauver l’apprentissage, voie d’excellence en termes d’ascension sociale et d’insertion durable sur le marché du travail.