Jerome Delprada

Jérôme Delprada m’attend sur le pas de la porte de la Cote, l’ancienne Côte à l’os. Le lieu a bien changé depuis le mois de janvier. A commencer par la magistrale sculpture ornant dorénavant l’entrée. Plus classieux, le lieu a été entièrement repensé : optimisation de l’espace « comme à Miami », trois zones de mixage, un patio…

La Cote a du caractère comme son jeune responsable artistique, qui aime maîtriser sa carrière dans les moindres détails. A commencer par son nom de scène, Delprada, né d’un jeu de mots entre une consonance italienne et le nom d’une célèbre maison de couture…

 

Ambitieux mais réaliste, Jérôme Delprada avance pas à pas dans sa carrière, défiant la routine aux rythmes endiablés de ses platines. Initié très tôt aux plaisirs de la musique grâce à une mère pianiste et chanteuse, il mène sa barque d’une main de maître. Officiant dans un premier temps dans les mariages et les fêtes d’anniversaire, il devient le DJ résident de plusieurs grandes places musicales de Montpellier : du Red Lounge à l’Irish Corner en passant par le petit Ness ou le Moom, tous ces bars branchés ont un jour demandé à Jérôme Delprada de mixer pour eux.

 

Puis, sa notoriété gagnant de l’ampleur, on le sollicite pour assurer le show dans les principales discothèques de la région : l’Usine à gaz à Béziers, le Gloss et la fameuse Côte à l’os…En attendant de voguer vers de nouveaux horizons, le DJ entend mener à bien ses projets : l’inauguration de la Cote, le 27 mai prochain, s’annonce déjà comme un immanquable dans le monde du clubbing !  

 

8 questions à … Jérôme Delprada


1. Pourquoi vous être tourné vers une carrière de DJ, vous qui rêviez dans un premier temps de devenir chanteur?

    C’était il y a à peu près huit ans, à l’époque du Docks Café, le bar musical branché de Montpellier, aujourd’hui remplacé par l’Australian. C’était le lieu de rencontres des étudiants, un lieu de détente avec karaoké… J’y allais assez souvent avec des amis. Le patron m’a un jour proposé de faire l’animation. J’ai accepté.  Et voilà comment je suis rentré de plein pied dans le monde du djing.

2. Au début de votre carrière, vous vous qualifiez de « DJ généraliste ». Et maintenant ?

    J’ai en effet commencé sous cette étiquette quand j’étais DJ résident au Palace. Maintenant, bien que je touche à tous les styles et que je reste assez varié dans mes choix de mix, je qualifierai ma musique de « house- musique branchée ».

  

3. Et « expert des fêtes estudiantines », ça vous correspond ?

    Totalement. Je suis déjà depuis quelques temps, le « DJ attitré » pourrait-on dire, des soirées organisées par les corporations montpelliéraines. Cette année, j’ai enchaîné les galas à l’Ô bar. Et il y a même des étudiants qui viennent me demander de mixer pour leurs fêtes privées !

4. Depuis une dizaine d’années, les titres des DJ ne sont plus seulement destinés aux dancefloors mais permettent de conquérir les charts : Bob Sinclar, David Guetta l’ont prouvé. Ça vous tente, la production d’un album ?

    Bien sûr ! Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, je travaille à mon premier single, qui devrait sortir à la rentrée prochaine. Après, on verra pour l’album…

5. Un DJ disait préférer mixer avec un matériel « basique » - les traditionnelles platines – plutôt qu’avec toutes les innovations high-tech des studios. Qu’en pensez-vous ?

    Je préfère les platines. Avec la haute technologie, tout le monde peut s’improviser DJ. Tandis qu’avec les platines, on ne peut pas tricher sur son talent. De plus, les platines permettent non seulement d’improviser, de montrer un mix en temps réel mais aussi de donner une qualité supérieure au mixage.

6. Y-a-t-il des DJs que vous admirez tout particulièrement dans le Sud ?

    J’aime bien Olivier Darock qui est jeune et talentueux. Il y a aussi Floran C. Son mix feet Pépé va cartonner cet été. Un vrai tube en puissance !

7. Quels sont vos projets à court terme ?

    Développer la Cote reste ma priorité dans les prochains mois. On va lancer une « Soirée Filles » les mercredis, consolider notre collaboration avec la Voile bleue et d’autres grandes places musicales du littoral… Il y a bien sûr aussi la soirée d’inauguration de la Cote, le 27 mai, qui va être démentielle.

8. Et à long terme ? Vous expatrier ? Faire de la radio ?

     M’expatrier fait en effet partie de mes projets : monter mon affaire à Miami ne me déplairait pas ! Concernant la radio, j’ai déjà conclu des partenariats avec des chaînes locales lors de mes soirées. Mais si je voulais voir plus loin, devenir DJ résident sur une radio nationale serait un bon moyen de m’assurer une visibilité sur tout le territoire.
 

 

 

Jerome Delprada   Jerome Delprada