Jean Michel Renault

«Quand je sors mon cutter, déjà...«

 

Jean Michel Renault

Jean-Michel Renault

 

 

 

Loin de s'imposer à ses crayons, ceux sont eux qui se sont imposés à lui. Et avec la complicité de ces mines bleutées, Jean-Michel Renault fait d'un simple croquis une oeuvre d'art. Rencontre en toute simplicité avec un grand enfant à la trousse Bananamoon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


J'ai pu voir que vous aviez commencé le dessin très tôt. Qu'est-ce qui vous a donné envie de dessiner ?

En fait, je n'ai pas eu le choix ! Dès la maternelle, mes dessins faisaient le tour de l'école... Mais mes parents étaient tous les deux instits', alors j'ai eu droit à la fameuse réplique : Passe ton bac d'abord. C'est ce que j'ai fait... J'ai eu mon bac S avec mention et j'ai pu ensuite faire ce qu'il me plaisait. J'étais un vrai fan de Pilote, alors je dessinais dans le même genre, jusqu'à ce que Goscinny et Giraud me repèrent.


Pourquoi le dessin de presse ?

Au début je dessinais de la bande-dessinée. Et un jour, pour le fun, j'ai caricaturé Messmer. Uderzo l'a vu et m'a demandé d'en faire d'autres... Je me suis donc retrouvé là-dedans.
Le dessin de presse n'est qu'une petite partie de ce que je fais. Je reste dans l'enseignement, et j'écris des bouquins didactiques...

Un dessinateur de presse vous a-t-il marqué ?

A l'époque, Giraud et Gotlib.

Vous vous considérez comme "amateur bac plus trente-cinq"...


Un de mes bouquins, La Garrigue grandeur nature, marche bien. Sur les salons, lorsque des professeurs, des physiciens... me demandent si je suis prof de fac, je réponds ça. Histoire de bien leur faire comprendre que je n'en ai que faire de leurs diplômes...

Une fierté ?

Mon discours à l'Assemblée Nationale. J'ai fait le bouquin de référence sur Marianne (Les Fées de la République)... Près de cinq cent pages. Jean-Louis Debré l'a tellement apprécié qu'il m'en a acheté 1200 pour les offrir aux députés... Il y a donc eu une présentation officielle à l'Assemblée et j'étais très fier de pouvoir impressionner ma maman !

Un regret ?


Non aucun pour l'instant... Ah si ! J'ai lancé une pétition pour que la journée dure plus que vingt-quatre heures... 48 heures, ce serait parfait. Mais ça n'a pas marché...

Un sujet que vous auriez voulu traiter ?


Non, je suis plutôt une mule... Quand je sens que ça va marcher, je fonce !

Pourquoi tant de couleurs ?


En noir et blanc c'est plus rapide et moins cher... En couleurs, il y a un coût de revient. Il n'y a donc plus de commandes, puisque les journaux sont en crise. Je reviens alors au dessin, et je mets des couleurs.