Cette "Folie" est avant tout le fruit d’une rencontre entre le Japon et la Méditerranée. Symbole vivant du Montpellier contemporain, cette hybridation des cultures est aussi un croisement entre deux générations d’architectes : une génération au sommet de son art, avec le Japonais Sou Fujimoto ; une jeune génération française incarnée par Manal Rachdi Oxo architects et Nicolas Laisné Associés.

Découvrez l'Arbre Blanc, la nouvelle folie de Montpellier !

C'est l’équipe multidisciplinaire, composée des agences d’architecture Sou Fujimoto architects, Nicolas Laisné Associés, Manal Rachdi Oxo Architects, de l’ingénieur André Verdier, de l’agence d’ingénierie environnementale Franck Boutté Consultants, de l'équipe paysage Bassinet Turquin, du concepteur Lumière studio, des bureaux de contrôle Socotec et Casso et Associés, a été choisie pour concevoir cette tour mixte de 10,000 m² abritant un programme de logements, un restaurant, une galerie d'art, un bar panoramique et des bureaux.

Autres acteurs engagés dans cette aventure singulière : les promoteurs montpelliérains Promeo Patrimoine et Evolis Promotion, garants sur le terrain de la bonne mise en oeuvre d’un projet emblématique pour toute la région.

L'Arbre Blanc, nom de cette nouvelle tour multi-programmatique (Logements, restaurant, galerie d'art, bureaux, bar panoramique, espace partagé), fait l'objet d'un attachement tout particulier aux qualités du «vivre dehors» à Montpellier, ce dont les architectes ont su s'inspirer dès les prémisses du projet. La tour occupe une position stratégique pour la ville de Montpellier, entre le centre-ville et les quartiers récents de Port Marianne et d’Odysseum, à mi-chemin entre le «vieux » et le nouveau Montpellier.

Elle se trouve par ailleurs à l’intersection de plusieurs flux : le Lez, la voie rapide, la promenade piétonne et cyclable sur les berges « l'octroi de Montpellier »

Le premier geste fort de ce projet est de prolonger un parc paysager le long du Lez, en s’implantant le long de prolongeant la place Christophe Colomb. La façade Est s’incurve pour répondre au rondpoint, tandis que côté Lez, à l’ouest, elle se développe de façon convexe pour ouvrir au maximum le panorama. Cette courbure a le double avantage de proposer un linéaire de façade plus important là où l’exposition et la vue sont les plus profitables, et de ne pas obstruer les vues des logements voisins.

Dès le départ, la tour s’implante harmonieusement et respectueusement dans son environnement existant – tout en lui conférant un supplément d’âme. La forme même de l’arbre blanc, incurvée comme une paire d’ailes pour épouser la ligne tracée par le Lez jusqu’à l’avenue de la Pompignane, est ainsi pensée comme une forme naturelle que l’eau ou le vent serait venu creuser, sculpter au fil du temps. Tel est précisément l’arbre, qui adapte sa croissance à son environnement et, dans le même temps, améliore celui-ci en lui offrant son ombre bienfaisante.

L’arbre blanc, malgré son nom, n’a rien d’une tour d’ivoire. Résolument acteur d’un métabolisme urbain, le bâtiment se veut avant tout une tour publique, accessible à tous les Montpelliérains. Le bâtiment redistribuera ainsi ses extrémités (rez-de-chaussée et sommet, respectivement investis par un restaurant-galerie d’art et par un bar ouvrant sur un jardin panoramique) à l’ensemble des citoyens et des visiteurs de la métropole. Cette possibilité d’appropriation physique fera d’autant plus efficacement de la tour un objet de fierté pour les premiers, et une curiosité touristique pour les seconds. Mais parce que la tour ne saurait échapper à ses habitants, un espace partagé complétera le bar public, permettant à tous les copropriétaires (quel que soit l’étage de leur logement) de profiter de l’exclusivité du panorama.

Cette tour de dix-sept étages, unique dans le panorama Montpelliérain, offre une occasion exceptionnelle de profiter des vues imprenables vers la mer, le Pic Saint-Loup, ainsi que vers la ville et le Lez en contrebas.

L’arbre blanc se nourrit d’une identité méditerranéenne mais également d’une culture japonaise: des limites épaisses et poreuses pour vivre dedans et dehors, une confusion entre le salon et le balcon, des espaces extérieurs d’une rare générosité voués à devenir des lieux de vie à part entière. Une première dans le monde, eu égard à la profondeur et au niveau d’équipement de ces jardins suspendus, d’une surface au moins égale à la moitié de celle des appartements et pouvant accueillir des plantes, tables, chaises, bancs, rangements...

Dans les logements, la limite est abolie entre intérieur et extérieur: on passe de l’un à l’autre de façon fluide, naturelle. Les proportions des balcons soulignent cette volonté de s'étendre vers l’extérieur, comme les feuilles qui se déploient en éventail pour aller chercher la lumière bienfaisante du soleil. Le futur habitant se verra proposer non pas un appartement unique, mais un espace flexible.

Chacun choisira donc un emplacement (T3 plein ouest, T2 sud-est...) et le plan qui lui convient le mieux parmi plusieurs possibilités d’aménagement.

Les architectes entendent promouvoir une architecture de la liberté et du choix, qui à leurs yeux constitue le pilier du mode d’habitat de demain : un « bien habiter » qui commence, pour chacun, dès l’achat de son appartement, où il s’agit non pas de se voir imposer des produits calibrés, des plans standardisés, des espaces clés-en-main, mais de se voir offrir des potentialités, des espaces intérieurs modulables, dans un catalogue d’options et de plans."

Tout comme un arbre, la tour va puiser ses ressources naturelles dans son environnement proche pour réduire considérablement les efforts énergétique à déployer. Elle développera des stratégies passives pour générer du confort, de l’usage, une maîtrise des impacts sur l'environnement et une réduction des nuisances.

Dans ce cadre, un procédé à la fois innovant et vernaculaire de rafraichissement passif en été par des cheminées solaires sera mis en place L’arbre blanc : plus haute « folie » du programme architectural montpelliérain, se veut un point culminant dans la ville. Un repère urbain qui, la nuit tombée, se fera phare ou étoile, dans la skyline de la métropole régionale.

Un point de vue unique sur le territoire, offert à tous les habitants et les visiteurs de la ville ; point de départ d’une arborescence visuelle, d’où le regard puisse à la fois embrasser le relief alentour, la grande bleue et ses rêves d’évasion, et toute la richesse patrimoniale du Montpellier historique. Érigé en un lieu-charnière de la cité, l’arbre blanc est au fond un emblème de la Méditerranée elle même, cette mare medi terra qui a toujours constitué un carrefour, un point de liaison entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie.