Aujourd’hui, lundi 7 avril 2014, le site archéologique Lattara-musée Henri Prades a rejoint un réseau européen d’institutions dédiées à l’étude, à la conservation et à la mise en valeur de sites archéologiques emblématiques de la Protohistoire européenne: le Kelten Römer Museum Manching (Bavière, Allemagne), le Laténium parc et musée d’archéologie (Neuchâtel, Suisse), Bibracte (Mont Beuvray, Saône et Loire, France) et le site et musée d’archéologie du Puig Sant Andreu (Ullastret, Catalogne, Espagne).

Montpellier : le site Lattara intègre un réseau européen de musées archéologiques

Une convention de jumelage a ainsi été signée par les 5 partenaires à Bibracte (Mont Beuvray, Saône et Loire) à l’occasion de l’inauguration de l’exposition Une Odyssée gauloise, coproduite par le musée archéologique de Montpellier Agglomération et Bibracte. Lors de sa première étape à Lattes en 2013, Une Odyssée gauloise a été visitée par 17 000 personnes, clôturant une année record pour la fréquentation du musée et du site avec 27 000 entrées en 2013.
 
Le site archéologique Lattara-musée Henri Prades de Montpellier Agglomération
Depuis son intégration au sein du réseau des équipements de Montpellier Agglomération en 2006, le site archéologique Lattara-musée Henri Prades propose chaque année une exposition temporaire autour des connaissances scientifiques et archéologiques les plus actuelles. Depuis 2012 et le transfert du site de fouilles situé directement à côté du musée par la Région Languedoc-Roussillon à Montpellier Agglomération, il propose également des visites guidées du site archéologique.

L’accord de coopération européen signé aujourd’hui poursuit la volonté du musée de Montpellier Agglomération d’inscrire l’archéologie dans le paysage régional et au-delà, en fédérant les acteurs du secteur. En 2012, il a fédéré 12 sites et musées régionaux autour de lui au sein du réseau des musées d’Histoire et d’Archéologie de Montpellier et ses environs pour valoriser le patrimoine remarquable du territoire en développant la notoriété des institutions partenaires.

Ses dernières expositions temporaires sont, elles aussi, basées sur un partenariat fort avec des sites archéologiques français et européens, permettant de faire découvrir la vie de peuples européens à travers des objets du quotidien rarement transportés: les peuples celtes de l’Espagne à la Bourgogne avec Des Rites et des Hommes en 2011, les échanges entre peuples siciliens, grecs et français avec Une Odyssée gauloise en 2013, et avec l’exposition actuelle Les Iapodes qui peuplaient la Croatie.

Jusqu’au 8 septembre, la nouvelle exposition temporaire du musée archéologique, 3e exposition consécutive labellisée d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, invite le public à la découverte d’un peuple antique du Ier millénaire avant notre ère, les Iapodes. Co-organisée avec les musées archéologiques de Catalogne et le musée archéologique de Zagreb, Les Iapodes, peuple méconnu présente 200 objets somptueux, exposés pour la première fois en France, qui donnent à imaginer le quotidien de cette civilisation d’Europe orientale.

 
Les musées jumelées avec le site archéologique Lattara-musée Henri Prade
Bibracte, Mont Beuvray (Saône et Loire), France, établissement de coopération culturelle
Bibracte est un lieu unique en Europe, associant trois atouts originaux et complémentaires: un site naturel et historique d’exception, un centre de recherche européen et un musée archéologique. Classé au titre des Monuments historiques et à celui des Sites, il bénéficie depuis 2008 du label "Grand site de France".
Située sur le somment du Mont Beuvray, Bibracte fut fondée à la fin du IIe siècle avant notre ère par les Eduens, peuple gaulois qui y installa pour un siècle sa capitale. C’est l’une des villes fortifiées de la fin de l’âge de Fer (oppida) les plus caractéristiques et les mieux préservées avec ses 12 km de fortifications et ses quartiers s’étendant sur 200 Ha.
Véritable porte d’entrée du site, le musée de Bibracte expose les résultats des recherches effectuées sur le site et les met en perspective pour montrer, à travers son exemple, que les populations de l’Europe "moyenne" (ou "tempérée") ont franchi un stade de développement majeur voici un peu plus de 20 siècles. Géré par un établissement de coopération culturelle (EPCC), il présente l’originalité de contrôler toute la chaîne opératoire de l’archéologie: conservation d’un site, animation d’un programme de recherche et valorisation de ces recherches. L’EPCC associe l’Etat, le Conseil régional de Bourgogne, les Conseils généraux de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, le Parc naturel du Morvan et le Cent re des monuments nationaux.

Le Kelten Römer Museum Manching, Bavière, Allemagne, rattaché à l’Archäologische Staatssammlung de Munich
Le Kelten Römer Museumde Manching est situé à l’emplacement du plus grand centre culturel et économique du second âge du Fer découvert à ce jour au nord des Alpes. L’écrin moderne du musée présente plus de 100 ans de découvertes et de recherches sur l’oppidum celtique et sur camp militaire romain découvert à proximité.
Il abrite l’une des plus remarquables collections celtiques, dont quelques trouvailles exceptionnelles comme un important trésor monétaire et un arbre cultuel recouvert de feuilles d’or.

Laténium, parc et musée d’archéologie, Suisse, institution de la République et Canton de Neuchâtel
Implanté dans un cadre idyllique, face aux Alpes et au bord du lac de Neuchâtel, le Laténium invite à un voyage de 500 siècles, du Moyen Âge à l’époque de Néanderthal.
Avec sa muséographie résolument moderne, il conduit le visiteur à la découverte du quotidien de nos ancêtres. Le musée abrite les collections du site éponyme de La Tène qui a donné son nom au second âge du Fer.

Le site et musée d’archéologie du Puig Sant Andreu, Ullastrecht, Catalogne, Espagne
Le Museu d’Arqueologia de Catalunya-Ullastret est un musée de site placé à l’intérieur de la capitale du territoire occupé par la tribu des indiketes, un peuple ibère influencé par les cultures grecque et punique, mais qui a noué également des contacts étroits avec le monde celte gaulois.
Le musée, à travers les objets exposés, présente au public les résultats de la recherche archéologique développée à Ullastret pendant plus de quatre-vingt ans, qui a permis de connaître la vie quotidienne et l’évolution de cette communauté du début de l’âge du Fer jusqu’à la romanisation.