La Médiathèque Emile Zola vous propose une conférence sur le réchauffement climatique en présence de François Fouqué et Hubert Flocard, ce jeudi 18 juin à 18h30.

Montpellier : Conférence sur le réchauffement climatique

 François Fouqué, professeur agrégé de philosophie et Hubert Flocard, directeur de recherche en retraite au CNRS, vous proposent d’aborder au cours d’une conférence « Science et philosophie » sur le thème « Le réchauffement climatique » de nombreux questionnements. 

Le réchauffement climatique est une menace pour le futur qui a ceci de particulier qu'elle est diffuse, que globale, assortie potentiellement de graves impacts négatifs pour la terre et nos sociétés tout en étant difficile à appréhender par le citoyen. Son universalité et son extension temporelle lui confèrent paradoxalement un caractère d’abstraction au regard d’évènements particuliers mineurs affectant notre vie locale et quotidienne.

Pourtant, il n'est plus une vue de l'esprit : il se laisse percevoir avec toujours plus de précision à travers des mesures et des simulations complexes conduites par la communauté des scientifiques du climat. Les résultats de leurs travaux ainsi que le comportement actuel de nos sociétés montrent ainsi que chaque jour qui passe augmente l’ampleur probable du réchauffement à venir. Au-delà des phénomènes physiques et climatologiques avérés, ce sont bien sûr les conséquences pour nous, nos sociétés, mais surtout nos enfants et le monde où ils vivront qui doivent nous importer. En effet, le réchauffement concerne « tout le monde » comme aucun phénomène ou évènement – pas même les guerres dites mondiales - n'a jamais autant concerné « tout le monde » au cours de l'histoire humaine.

Les singularités et l’ampleur des catastrophes que le travail des experts nous laisse entrevoir font qu'elles nous désorientent, et que nous ne savons, face à elle, ni que penser, ni que faire. Le comportement le plus naturel face à cette impuissance consiste à purement et simplement éluder une question ressentie comme trop ardue. Mais puisqu'aujourd'hui nous percevons la gravité des menaces, et que nous savons avoir le devoir moral de ne pas l'ignorer, la question n'est-elle pas seulement celle de l’existence – ou non - de comportements et d’actions individuels et collectifs permettant, de façon efficace et réaliste, - sinon de contrer ce réchauffement puisqu’il est trop tard – du moins d’en amoindrir les effets néfastes ?